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Top 5 des pires critiques sur les meilleurs films du cinéma
L'équipe Pop Script
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3 juin 2026
Il existe une vérité que tout cinéphile finit par accepter : plus un film est grand, plus il récolte de critiques assassines. Les chefs-d'œuvre dérangent, divisent, ennuient parfois — et surtout, ils donnent à certains spectateurs l'irrésistible envie de dégainer une étoile et un avis vengeur. C'est précisément cette matière que Pop Script transforme en jeu : reconnaître un classique du cinéma à partir de la pire critique jamais écrite à son sujet.
Pour fêter ça, on a plongé dans notre collection de critiques — des milliers d'avis réels, notés une étoile ou moins, piochés parmi les films les plus encensés de l'histoire. On en a extrait cinq perles. Cinq moments où un spectateur s'est assis devant un monument du septième art… et n'a vu qu'un navet interminable. Accrochez-vous : voici notre Top 5 des pires critiques sur les meilleurs films du cinéma. Avec, à chaque fois, une petite réponse de notre part. Par pure charité.
5. Le Parrain (1972) — « Je ne comprendrais jamais le succès de ce film »
Commençons fort, avec rien de moins que le film le plus régulièrement cité comme le meilleur de tous les temps. Coppola, Brando, Pacino, une partition de Nino Rota gravée dans la mémoire collective. Et puis il y a ce spectateur :
« Jamais vu un film aussi chiant, lent tet tout. Voir la vie de ces mafieux est sans intérêt. Je ne comprendrais jamais le succès de ce film. Et les suites sont pires. »
Critique réelle, 0,5 étoile
On admire surtout l'engagement. Non content de condamner le premier film, notre critique a tenu à regarder les deux suites — dont la deuxième est, elle aussi, fréquemment classée parmi les plus grands films jamais réalisés — pour confirmer que, décidément, « c'est pires ». C'est ce qu'on appelle de la rigueur scientifique : on n'abandonne pas une hypothèse sans l'avoir testée sur six heures de cinéma. Quant à « voir la vie de ces mafieux est sans intérêt », on transmettra l'information à l'Academy, qui leur a tout de même décerné trois Oscars en se trompant manifestement.
4. Pulp Fiction (1994) — « Un vrai navet »
Palme d'or à Cannes, film qui a redéfini le montage, le dialogue et la pop culture des années 90. Tarantino au sommet, une bande-son devenue culte, des scènes que l'on cite encore par cœur trente ans plus tard. Verdict du tribunal populaire :
« On a du mal à comprendre le succès du film tant celui-ci est mou, bavard, et l'histoire sans le moindre intérêt. Un vrai navet. »
Critique réelle, 0,5 étoile
« Mou » et « bavard », pour un film dont la moitié de la réputation tient justement à l'intensité de ses dialogues : c'est un peu comme reprocher à l'océan d'être humide. On note aussi le « on » de majesté — « on a du mal à comprendre » — qui suggère un consensus mondial imaginaire partagé par notre critique et… personne d'autre. Le mot « navet » appliqué à une Palme d'or, en revanche, c'est presque de l'art conceptuel. Chapeau.
3. Le Voyage de Chihiro (2001) — « Ce dessin animé japonais »
Oscar du meilleur film d'animation, sommet de l'œuvre de Hayao Miyazaki, considéré par une bonne partie de la planète comme l'un des plus beaux films jamais animés, toutes catégories confondues. Et puis :
« Décidemment, il faudra qu'on m'explique ce que ce dessin animé japonais a de bien : j'ai trouvé ça ennuyeux et puéril. »
Critique réelle, 0,5 étoile
« Il faudra qu'on m'explique » : défi accepté. On a justement ajouté une catégorie Dessins animés à Pop Script, exprès pour les gens comme vous. Le « ce dessin animé japonais », prononcé avec le même dédain qu'on réserverait à une tache sur une nappe, mérite à lui seul une médaille. Traiter Chihiro de « puéril », c'est passer à côté d'à peu près tout — mais au moins, c'est dit avec une assurance désarmante. On vous garde une place au premier rang.
2. Shining (1980) — « bisous mon kubrick »
Stanley Kubrick. Jack Nicholson. L'un des films d'horreur les plus analysés, décortiqués et vénérés de l'histoire — au point qu'un documentaire entier (Room 237) est consacré aux théories qu'il inspire. Notre spectateur, lui, reste de marbre :
« Pour moi ce film n'est pas bon du tout surtout ayant lu le livre auparavant. On ne comprend pas très bien l'histoire, ça reste très flou. Une p'tite étoile pour les effets spéciaux. bisous mon kubrick »
Critique réelle, 1 étoile
Tout est parfait ici, mais c'est évidemment le « bisous mon kubrick » final qui emporte la palme de la condescendance affectueuse. S'adresser à l'un des plus grands réalisateurs de l'histoire comme à un stagiaire qu'on console après une présentation ratée — « c'était flou, mais bon, p'tite étoile pour l'effort, bisous » — relève du génie comique involontaire. Kubrick, qui retournait jusqu'à cent fois la même scène, aurait sûrement apprécié la note de service.
1. Matrix (1999) — « en quatre mots : j'ai rien compris ! »
Et la première place revient à un film qui a littéralement changé le cinéma d'action, popularisé le bullet time, et infusé la culture pop pendant un quart de siècle. La critique, elle, tient en une ligne — et c'est tout son charme :
« en quatre mots : j'ai rien compris ! c'est quoi se film, c'est pire qu'un labyrinthe ! »
Critique réelle, 1,5 étoile
Annoncer « en quatre mots » puis n'en livrer que trois (« j'ai rien compris ! »), c'est déjà perdre une bataille contre soi-même avant d'avoir parlé du film. On adore l'idée que Matrix soit « pire qu'un labyrinthe » — un labyrinthe étant, rappelons-le, conçu précisément pour qu'on s'y perde. Notre lauréat a, sans le vouloir, livré la critique la plus méta de la liste : un avis sur un film qui parle d'une réalité qu'on ne comprend pas… qu'il n'a pas comprise. La boucle est bouclée. Bravo, vous méritez votre première place.
Alors, l'œil le plus affûté, c'est toi ?
Ces cinq avis ne sont pas des exceptions : ce sont des milliers comme eux qui alimentent Pop Script. Le principe est simple et redoutable. On t'affiche une critique réelle, cinglante, souvent absurde — et tu as soixante secondes pour deviner le chef-d'œuvre qui se cache derrière, parmi quatre titres. Films, séries, jeux vidéo, dessins animés : quatre univers, une seule règle, et la certitude qu'au moins une fois, tu vas hésiter sur un classique que tu pensais connaître par cœur.
Le plus drôle, c'est de jouer à plusieurs. Reconnaître Le Parrain derrière « un film chiant et sans intérêt », c'est facile quand on est seul devant son écran. C'est tout de suite plus tendu quand le chrono tourne et que tes amis répondent plus vite que toi. Crée une partie, partage le code, et découvre qui, dans ton groupe, lit vraiment entre les lignes — et entre les sarcasmes.
👉 Lance ta première partie sur popscript.fr et prouve que tu vaux mieux que ces critiques. À toi de jouer.
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