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Top 5 des pires critiques sur les meilleurs jeux
L'équipe Pop Script
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14 juin 2026
Dans le jeu vidéo, la règle est encore plus impitoyable qu'ailleurs : plus un titre est attendu et encensé, plus les avis de joueurs déçus tombent comme la grêle. Game of the Year, scénarios primés, suites de chefs-d'œuvre — rien n'arrête le joueur résolu à mettre 2 sur 10. C'est exactement ce que Pop Script transforme en jeu : reconnaître un grand titre à partir de la pire critique jamais écrite à son sujet.
On a donc fouillé notre collection d'avis de joueurs — des critiques réelles, notées au plus bas, piochées parmi les jeux les plus salués de ces dernières années. On en a sorti cinq pépites. Cinq moments où un joueur a posé la manette devant un monument du genre… et n'a vu qu'une perte de temps. Voici notre Top 5 des pires critiques sur les meilleurs jeux. Avec, à chaque fois, une petite réponse de notre part.
5. Alan Wake 2 (2023) — « quelle idée moisie ce délire d'enquête soporifique »
Sacré meilleure narration aux Game Awards, survival-horror salué comme l'un des plus audacieux de sa génération, point d'orgue d'une décennie de travail pour Remedy. Notre joueur, lui, n'a pas accroché :
« Mais quelle idée moisie ce délire d'enquête soporifique, nulle, a l'intérêt plus que discutable. Déjà que la narration n'est pas le fort du jeu, mais la tout est fait pour faire craquer le joueur. »
Critique réelle, 1/10
« La narration n'est pas le fort du jeu » : voilà une phrase courageuse à propos d'un titre qui a littéralement remporté le prix de la meilleure narration de l'année. C'est un peu comme dire que la cuisine n'est pas le point fort d'un restaurant trois étoiles. On admire surtout le glissement final — le jeu « est fait pour faire craquer le joueur » — qui transforme une déception personnelle en complot mondial des game designers. Mission accomplie, visiblement.
4. Final Fantasy VII Rebirth (2024) — « crime de lèse majestés »
L'un des JRPG les mieux notés de la décennie, suite très attendue d'un remake adoré, bande-son et personnages portés au pinacle par la presse comme par les fans. Notre critique commence par concéder beaucoup… avant de tout reprendre :
« En dehors des musiques sublimes et de la relation entre les persos principaux, tout le reste est raté. Des donjons consternants émaille une aventure hyper hachée, la faute à des open world ratés, inconsistants et trop copiés sur les vrais open world. Pire, et crime de lèse majestés, les changements de l'histoire ont détruit des scènes cultes. »
Critique réelle, 3/10
« Crime de lèse majestés » : on adore la solennité du verdict, dignes d'un procès en haute cour pour un open world jugé trop ouvert. Concéder « les musiques sublimes » et « la relation entre les persos principaux » — soit, en gros, le cœur du jeu — pour conclure que « tout le reste est raté », c'est garder le gâteau et condamner l'assiette. On notera que sur une note de 3/10, les « musiques sublimes » pèsent visiblement très peu. La majesté appréciera.
3. God of War Ragnarök (2022) — « il faut détruire le chaudron d'une grand mère pour avancer »
Des dizaines de nominations Game of the Year, suite d'un des jeux les plus adorés de la génération précédente, mise en scène et interprétation saluées dans le monde entier. Notre joueur, lui, a calé très tôt :
« l'indigence du gameplay le dispute a l'ennui engendré par le répétitif, on va meme jusqu'à l'absurde quand il faut détruire le chaudron d'une grand mère pour avancer.. d'ailleurs je ne suis pas allé plus loin.. je ne finirai meme pas cette ânerie, je ne recommande pas çà a mes amis »
Critique réelle, 4/10
Tout repose ici sur « le chaudron d'une grand mère », objet domestique le plus dangereux du jeu vidéo récent, dont la destruction obligatoire a manifestement constitué l'outrage de trop. Notre joueur admet n'être « pas allé plus loin » — et déconseille pourtant le jeu à ses amis, ce qui relève de la critique par anticipation : juger un marathon en abandonnant au premier virage. Quelque part, une grand-mère viking récupère son chaudron, soulagée.
2. Metal Gear Solid Δ: Snake Eater (2025) — « je n'ai jamais touché ni de près, ni de loin à MG3 »
Remake très attendu de l'un des jeux d'infiltration les plus vénérés de l'histoire, salué pour sa fidélité maniaque à l'original. Notre critique pose d'emblée les bases de son expertise :
« Pour situer parfaitement cette expérience, il faut rappeler le fait que je n’ai jamais touché ni de près, ni de loin à "MG3". »
Critique réelle, 3/10
« Pour situer parfaitement cette expérience » : il n'y a pas de meilleure entrée en matière qu'avouer, dès la première phrase, qu'on n'a jamais joué à l'œuvre dont on évalue le remake. C'est l'équivalent vidéoludique de noter une reprise d'un classique sans jamais avoir entendu l'original — puis de reprocher à la reprise de ne pas sonner pareil. On salue l'honnêteté, sincèrement : c'est la critique la plus transparente de toute la liste. Elle prévient elle-même qu'il faut la prendre avec des pincettes.
1. The Legend of Zelda: Tears of the Kingdom (2023) — « Quinoa eu l'idée… »
Et la première place revient à l'un des jeux les mieux notés de tous les temps : notes parfaites en cascade, Game of the Year, suite d'un titre qui avait déjà réinventé le monde ouvert. La critique, elle, tient en une seule question — et c'est tout son charme :
« Quinoa eu l'idée d'ajouter des souterrains nazes a une carte vide? »
Critique réelle, 3/10
Grâce à une correction automatique inspirée, ce n'est plus « qui a eu l'idée » mais « Quinoa » — désignant donc une graine de céréale comme principal responsable du game design de Nintendo. Rien que pour ça, la première place était méritée. Résumer l'un des jeux les plus acclamés de la décennie à « des souterrains nazes » sur « une carte vide », c'est un exploit de concision ; le faire en accusant involontairement un superaliment péruvien, c'est de l'art. On garde une place à notre lauréat — et une portion de quinoa.
Alors, la manette la plus affûtée, c'est toi ?
Ces cinq avis ne sont pas des exceptions : ce sont des milliers comme eux qui alimentent Pop Script. Le principe est simple et redoutable. On t'affiche une critique réelle, cinglante, souvent absurde — et tu as soixante secondes pour deviner le jeu culte qui se cache derrière, parmi quatre titres. Films, séries, jeux vidéo, dessins animés : quatre univers, une seule règle, et la certitude qu'au moins une fois, tu vas hésiter sur un classique que tu pensais connaître par cœur.
Le plus drôle, c'est de jouer à plusieurs. Reconnaître Tears of the Kingdom derrière « une carte vide », c'est facile quand on est seul devant son écran. C'est tout de suite plus tendu quand le chrono tourne et que tes amis répondent plus vite que toi. Crée une partie, partage le code, et découvre qui, dans ton groupe, lit vraiment entre les lignes — et entre les sarcasmes.
👉 Lance ta première partie sur popscript.fr et prouve que tu vaux mieux que ces critiques. À toi de jouer.
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